Baba Yaga

 Dans la catégorie Russie

Il était une fois, dans un petit village en Russie, vivait une charmante et douce fillette avec son père pour seul parent. Elle était toute triste que sa mère soit morte, mais ne dit rien à son père. Mais celui-ci remarqua le chagrin de sa fille et décida de se remarier pour lui donner une nouvelle maman. Mais ce qu’il ne savait pas, c’est que sa nouvelle femme était une méchante personne. Elle n’aimait pas les enfants et donnait toujours les tâches ingrates et les plus difficiles à faire à la petite fille quand le père ne voyait pas.

Un jour, alors que son mari était parti au village vendre du blé, la marâtre décida de se débarrasser de sa belle-fille. Elle lui dit :

– « Il me manque du fils et des aiguilles pour te faire une robe. Va chez ma sœur qui habite de l’autre côté de la forêt et demande-lui de te les remettre. Je sais qu’elle en a toujours plein chez elle ! »

La petite fille obéit bien qu’elle trouvait étrange la gentillesse de sa belle-mère. Elle se para de son plus beau fichu. En court de route elle décida d’aller rendre visite à sa vraie tante, la sœur de sa mère, pour lui expliquer la situation et demander conseil.

Sa tante lui dit :

– « Ma fille chérie, tu as eu raison de venir me voir, car la sœur de ta belle-mère n’est autre que Baba-Yaga la méchante sorcière. Je vais te dire comment vaincre l’ogresse mais tu ne dois surtout pas oublier mes conseils ! »

Elle lui remit également un ruban rouge, une bouteille d’huile, du pain et du jambon.

– « Je te remercie ma tante pour ton aide. Je te promets de ne rien oublié. »

Et elle reprit la route en traversant les bois, un peu craintive par rapport à ce qui l’attendait, mais elle était confiante avec les conseils de sa tante. Il lui fallait rester sur ses gardes.

Elle arriva enfin devant la maison de la sorcière. Elle poussa la barrière et entra dans le jardin. Elle vit l’ogresse assise sur la terrasse entrain de tisser. Elle lui dit :

– « Bonjour ma tante. Ma mère m’envoie vous demander du fils et des aiguilles pour me faire une robe.

– Oh, mais c’est gentil de la part de ma sœur de t’envoyer vers moi ! Assieds-toi à ma place et continue à tisser pour moi. Je vais aller te chercher ce qu’elle demande. »

La petite fille commença à tisser, un quart d’heure, une demi-heure, une heure. Puis elle commença à trouver le temps long. Elle entendit parler dans la maison. Elle se leva et entendit la sorcière parler à sa servante. Elle lui disait :

– « Prépare le feu, mets l’eau à bouillir et lave ma nièce ! Je veux la manger au diner ! »

La petite fille commença à prendre peur, mais se rappela les conseils de sa vraie tante. Elle vit la servante sortir ramasser du bois puis ressortir pour revenir avec un chaudron rempli d’eau. La petite la regarda en lui offrant son plus beau sourire et lui dit :

– « Pourquoi te fatigue tu ainsi ? » et elle offrit à la servante son joli fichu rouge.

Puis elle se leva lentement de sa chaise, sans faire de bruit. Mais le chat de Baba-Yaga était là, debout devant elle tous griffes dehors, prêt pour lui crever les yeux. Elle lui parla avec douceur et lui tendit le jambon qui était dans son sac. Quand le chat fut plus calme elle lui demanda :

– « S’il te plait le chat, dis-moi comment je dois faire pour échapper à l’ogresse ? »

Celui-ci fini de manger tranquillement, puis il remit à la fillette un peigne et une serviette magique.

– « Quand la sorcière se rendra compte que tu as pris la fuite, elle te pourchassera. Colle ton oreille par terre. Si tu l’entends se rapprocher jette le peigne et tu verras. Si plus loin tu colles ton oreille par terre de nouveau et que tu l’entends toujours se rapprocher, jette cette fois-ci la serviette et tu verras. Et maintenant part ! »

La petite fille commença à courir dans le jardin mais se trouva nez-à-nez avec deux chiens. Ils étaient maigres et affamés mais aussi féroces. Elle leurs lança du pain tendre. Comme le chat, ils se calmèrent et la laissa partir. Arrivé au portail, celui-ci grinçait tellement et ne voulait plus s’ouvrir. Elle sortit de son sac la bouteille d’huile et la versa entièrement sur les gonds. La barrière s’ouvrit et elle put sortir. Sur la route en bordure de la maison de Baba-Yaga, un boulot bougeait tellement ses branches qu’il aurait put fouetter le visage de la fillette. Elle s’approcha de lui et noua un ruban rouge autour d’une de ses branches. Pour la remercier, l’arbre se redressa et lui indiqua le chemin à prendre.

La petite fille courut courut, de toute ses jambes dans la forêt.

Pendant ce temps le chat s’était mis à tisser à la place de la fillette. Quand Baba-Yaga se rendit compte de la supercherie, elle se mit dans une violente colère et dit au chat :

– « Pourquoi ne lui as-tu pas crevé l’œil sale traite !

– Eh bien pour la bonne raison, que tu ne m’as jamais rien donné à manger, tandis que la petite elle m’a donné du jambon. »

Elle alla gronder les chiens qui eux aussi se défendirent en disant :

– « Eh bien tu ne nous as jamais rien donner à manger, même pas un os, tandis que la petite nous a donné du bon pain bien tendre. »

Elle alla ensuite vers le portail et le secoua violemment et lui dit :

– « Vieille barrière que tu es, pourquoi l’as-tu laissez sortir ?

– Eh bien depuis que je suis à ton service tu ne m’as jamais versé un peu d’huile sur mes gons pour me graisser, tandis que la petite, elle m’en a versée une bouteille entière » dit-il.

Baba-Yaga était de plus en plus en colère. Elle alla tirer sa rage sur le bouleau, qui lui aussi se défendit et dit :

– « Eh bien depuis que je suis à ton service tu ne m’as jamais décoré, tandis que la petite ma mis un beau ruban rouge sur une de mes branches. »

La servante rajoutât également :

– « Moi aussi, depuis que je suis à ton service tu ne m’as jamais rien offerte, alors que la petite, elle m’a fait cadeau d’un beau fichu rouge. »

Cela suffit pour mettre Baba-Yaga hors d’elle. Cette petite intruse a réussi à monter tous son personnel contre elle. Elle était plus que jamais décidé à rattraper la fillette pour la manger.

Elle siffla son mortier, puis grimpa à l’intérieur et se lança à la poursuite de la petite, jouant du pilon comme gouvernail et du balai pour effacer ces traces. De sa voix terrifiante, elle rigolait ce qui fit fuir les petits animaux.

La petite fille était déjà loin, mais elle colla son oreille par terre et entendit que la sorcière se rapprochait. Elle lança la serviette dans les airs et celle-ci se transforma en une large rivière. Quand l’ogresse vu cela, elle fit apparaitre 3 bœufs qui burent tout l’eau de la rivière.

La fillette avait pris de la distance, mais la sorcière ne s’avoua pas vaincu et se remit à sa poursuite. La jeune fille colla l’oreille de nouveau au sol, et entendit le mortier se rapprocher. Elle jeta le peigne qui se transforma en une forêt touffue, avec pleins de lianes où personne ne pouvait s’aventurer. Baba-Yaga essaya tant bien que mal à se frayer un chemin mais les lianes repoussaient aussitôt.

La petite fille colla de nouveau les oreilles au sol mais n’entendit plus rien. Elle continua malgré tout à courir jusqu’à sa maison. Son père qui était revenu du marché fut surpris de la voir si essouffler et effrayer. Elle lui expliqua toute l’histoire. Le père fou de rage chassa la marâtre de sa maison. Et ils vécurent tous les deux heureux et en paix pendant de longues années.

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